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Le projet de création d’une commune nouvelle par fusion de toutes les communes membres de l’agglomération d’Annecy, suscite, et c’est bien normal, des questionnements qui sont légitimes, voire des inquiétudes, elles, pas toujours légitimes.

En isolant les sujets, certains soulèvent ce qu’ils présentent comme des paradoxes défavorables.

Il en est ainsi de l’augmentation des impôts dans certaines communes (pendant que d’autres baisseraient) à la suite d’une harmonisation progressive sur 12 ans pour arriver, en 2028, à une équité de tous les contribuables devant l’impôt.

Plus récemment, un autre souligne la situation de l’endettement de la commune nouvelle comparé à l’endettement de la ville d’Annecy aujourd’hui.

Il est parfaitement exact que celui-ci, va croître, dans des proportions importantes, en moyenne par habitant.

Pour autant, peut-on prétendre que ce sont les Annéciens ou les Cran-Gevriens qui vont voir leur participation fiscale augmenter pour acquitter cette dette, alors même que toujours en moyenne ces habitants ont les revenus les plus faibles de l’agglomération ?

La réponse est non, puisque parallèlement il se trouve que c’est dans ces deux communes que les impôts ménages sont les plus élevés et que la loi prévoit que sur une période de 12 ans (cf supra) il faut harmoniser les taux de fiscalité.

Les simulations faites démontrent que, à produit fiscal constant pour la nouvelle commune, la participation globale des annéciens sera réduite de 3,5 millions d’euros soit -10,78% du montant payé par les annéciens et celle de Cran-Gevrier de 1,2 millions d’euros soit 15% du montant payé par les Cran-Gevriens.

En conclusion, malgré une augmentation de l’endettement moyen par habitant de ces deux communes, ceux-ci ne paieront pas plus pour les emprunts réalisés par les autres communes.

Porter un tel projet de regroupement en y associant la population impose d’être sérieux et prudent dans les comparaisons qui pourraient, à tort, inquiéter avec des affirmations, qui, si elles sont exactes, prises individuellement, ne produisent pas les effets dénoncés dans le mécanisme de solidarité prévu par la loi.

Il ne faut pas nourrir par de faux arguments la défense supposée de nos propres intérêts locaux.

Ce projet, stratégique pour l’avenir du territoire, ne mérite pas les doubles discours, ni les postures polititiennes égoïstes.