La-politique-a-toujours-ete-l-art-du-compromis-intelligent-127326

L’intégrisme, l’extrémisme sont associés aujourd’hui aux mouvements revendiquant des actes terroristes. Si les religions ont des références bien ancrées dans l’intégrisme (la religion catholique n’échappe pas à cette règle), les partis politiques ont eux aussi leurs hérauts, que ce soit à gauche ou à droite (si tant est que cette approche manichéenne ait encore un sens).

L’intégrisme a ceci de confortable qu’il s’inscrit dans la durée, sans remise en cause du porteur et sans prise de la part de ses adeptes.

Un « kit d’idéal », dirais-je à ces chantres : libéralistes purs, sans dose d’humanisme, destructeurs aveugles de la fonction publique, sans réflexion du devenir de notre société, démagogues forcenés en écho au politiquement correct du moment…

Ces postures martelées en guise de communication sont dangereuses car simplistes et simplifiées, elles sont le refuge de tous ceux qui n’en peuvent plus !

Le compromis (à ne pas transformer en compromission…) vise à trouver un équilibre non seulement des expressions, mais des postures, une synthèse la plus harmonieuse possible entre les êtres pour réunir une majorité d’hommes et de femmes autour d’un projet.

Je sais qu’en France le compromis a mauvaise presse, certains considèrent en effet que négocier est une perte d’autorité, voire même de dignité.

À mes yeux c’est exactement le contraire : le respect de l’autre, des autres, pour écouter, accepter et rechercher…

Le compromis est l’antithèse de l’intégrisme.