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Les lendemains de Conseils municipaux me laissent souvent un goût amer, une sorte de gueule de bois qui me conduit à me réinterroger sans cesse sur le sens de mon action, de mon engagement dans ce mandat enthousiasmant et passionnément humain qu’est celui de Maire.

Je suis connecté tous les jours. Pas au sens des réseaux sociaux. Non, je suis connecté quotidiennement à la misère matérielle, morale, psychologique. Ces drames humains, lors de contacts directs forcent la réflexion sur l’état de notre société, ses manquements, les carences des dirigeants politiques que nous sommes.

Si j’essaie, bien évidemment, d’apporter aide et soutien à chaque cas, je me désespère de ne pouvoir comme je le voudrais apporter solution à tous.

En comparaison, les débats qui opposent les hommes et les femmes du Conseil municipal selon qu’ils appartiennent à telle ou telle obédience partisane me semblent souvent vains, stériles et n’apportent que peu de réflexion propice à l’amélioration de la vie quotidienne de notre cité.

Certes, il y a des débats de fond, trop rares, qui font exception dès lors que le public est absent.

Hier soir, le changement des comportements était flagrants, très agressifs durant le Conseil municipal public, plus détendus, et donc plus intéressants dans les questionnements sincères lors de notre réflexion sur le projet de la commune nouvelle.

Je ne remets pas en cause ici cet espace démocratique qu’est le Conseil municipal !

Vous l’avez compris, je remets en cause des postures qui ne participent pas à la construction.

C’est d’ailleurs bien cela que nous reprochent nos concitoyens !