basse-image1Elle m’énerve cette campagne européenne ! et pour traduire mon courroux je reprends volontiers une phrase de la chronique d’Eric Leboucher (les Echos) : « pourquoi la classe politique française est-elle incapable d’expliquer la réalité de l’Europe ? » et sa réponse « parce qu’il est plus facile de maintenir la France dans des schémas simplificateurs que d’expliquer la complexité du réel ».

Ceci pourrait s’appliquer à bien des mécanismes de la vie économique, politique, juridique et sociale de notre société. Nous les connaissons bien ces fossoyeurs de la démocratie, ces simplificateurs d’une France en évolution, d’une Europe encore en construction. Nous connaissons leurs visages, leurs noms, parce que leurs idées sont tentantes par la réduction des concepts, le rabâchage de leurs affirmations péremptoires, souvent pernicieuses et toujours manipulatrices.

Oui, l’Europe est compliquée à raconter. Mais aujourd’hui elle se vit.

Derrière la deuxième monnaie la plus puissante sur le plan mondial, après le dollar, il y a une monnaie unique, l’Euro qui crée un lien quasi indestructible entre les économies des états et des peuples.

Un hymne et un drapeau européen, ont été longtemps les seuls attributs d’une identité reconnue (et enviée) aujourd’hui, avec l’Euro, qui quoique l’on en dise nous protège et nous met à l’abri de dévaluations potentielles successives pour répondre à une situation financière catatrosphique (même si je ne mésestime pas l’effet «oxygène » d’une dévaluation, elle reste l’aveu de faiblesse).

Notre monnaie nous a permis de résister à l’effroyable crise financière que nous avons traversé depuis 2007-2008, elle est le complément naturel du marché unique.

Ce n’est pas vers Bruxelles qu’il faut chercher les raisons de notre dette abyssale, mais vers tous les gouvernements qui se sont succédés. La situation d’aujourd’hui est la conséquence de celle d’hier.

Ne pas aller voter le 25 mai prochain ou voter en faveur de partis souhaitant démanteler l’Europe n’est pas la réponse à la situation que nous vivons aujourd’hui.

Attention de ne pas rendre l’Europe responsable de nos maux nationaux ! attention de ne pas reproduire nos schémas partisans droite/gauche au moment ou il s’agit de l’intérêt supérieur des peuples européens.