Gestion-des-Conflits

Je n’en sais pas plus que vous sur ce qui s’est passé et sur ce qui se passe à Trappes. Mais je crois comprendre qu’il s’agit d’une histoire de forme : les policiers ayant procédé au légitime contrôle d’une femme entièrement voilée, point de départ des émeutes, auraient été maladroits lors de leur sollicitation.

Un tel embrasement peut survenir à n’importe quel moment dans n’importe quelle ville. Aucun élu n’est à l’abri d’une telle bronca car les ingrédients sont tous là, en gestation, quelles que soient les précautions prises à travers les politiques mises en place : prévention, accompagnement, moyens. J’ai toujours été frappé par les motifs futiles qui procèdent au désordre, aux graves incivilités, aux manifestations insurrectionnelles. « C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase », c’est un petit rien, la conjonction de plusieurs éléments extérieurs à la situation et souvent un problème de forme.

C’est sur cette question de forme que nous devons tous nous mobiliser pour ne pas être celui ou celle qui va être le déclencheur par son attitude, par ses propos. Nous avons tous une responsabilité individuelle dans notre société et nous l’oublions trop souvent. Je sais qu’il est difficile devant certaines provocations, devant des pendards*, de se maîtriser, de se placer au dessus de la mêlée. Chacun d’entre nous peut-être l’acteur qui va réguler, qui va calmer, qui va dédramatiser.

« La forme c’est le fond qui remonte à la surface » Victor Hugo.