Comme je vous l’ai annoncé dans mon précédent blog voici la réponse que je viens d’adresser au Ministre :

Monsieur le Ministre,

J’ai pris connaissance avec la plus grande attention de votre lettre adressée aux élus et marquant la volonté du Gouvernement d’accélérer la mutation technologique et économique de l’industrie automobile française par la généralisation de l’usage des véhicules électriques et hybrides.

La flotte des véhicules utilitaires municipaux de marque française frôle les 90 %. Dès les années 1990 les élus de cette époque ont recherché des véhicules « propres », c’est ainsi que l’acquisition de véhicules GPL, diesel et enfin électriques a été réalisée. Au 31 décembre 2012, le parc de la Ville comporte 14 véhicules électriques, soit 7,7 % de notre flotte. Comme vous le savez, l’offre concernant les fourgons est à ce jour quasi inexistante et hors de prix.

Le programme de renouvellement 2013 pourrait potentiellement permettre l’acquisition d’une douzaine de véhicules électriques supplémentaires si les solutions techniques concernant les puissances de charge nécessaires sont réalisables.

Comme vous le savez également, le prix des installations est fonction de la puissance d’alimentation, du nombre et du type de prises et du lieu d’installation. Il oscille entre 1 800 € et 20 000 €. Il convient également de rajouter à ces coûts la location tous les mois de la batterie, de l’ordre de 80 € environ. Vous conviendrez que ce coût est lourd à assumer pour une collectivité locale, même si je sais que votre préoccupation porte sur la recherche de solutions.

Aujourd’hui, dans la gamme des véhicules que nous souhaitons acquérir, l’UGAP propose à son catalogue :

- la Clio diesel : vais-je être un Maire pollueur compte tenu des dernières expressions de membres du Gouvernement auquel vous appartenez ?

- la Zoé électrique : vais-je être un Maire dépensier compte tenu de ce qui précède ?

- la Yaris hybride : vais-je être un Maire achetant une marque Japonaise (même si elle est fabriquée en France), ce qui pourrait faire douter mes concitoyens de mon patriotisme économique ?

Voilà, Monsieur le Ministre, la problématique devant laquelle je me trouve.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération,

Jean-Luc RIGAUT.

Le Choix