Tout le monde s’accorde à dire que le Tunnel du Semnoz peut ( est ?) devenir un serpent de mer. En fait, avec les élus concernés, les parlementaires et surtout le président du Conseil Général, nous oeuvrons pour que ce qui apparaît une nécessité évidente puisse se concrétiser.

Tout d’abord, je rappelle que la réalisation du Tunnel du Semnoz est concomitante à deux impératifs :

- la maîtrise de l’urbanisme du bord du lac qui est en cours et l’adoption rapide du Schéma de Cohérence Territorial (SCOT),

- la réalisation d’un site propre, d’un bus à haut niveau de service (BHNS) auxquels travaillent le Conseil Général et la Communauté d’Agglomération d’Annecy.

Les enjeux sont de taille, techniques, financiers, environnementaux. Lors de notre dernière réunion une solution permettant de satisfaire ces trois objectifs nous a permis d’envisager la concrétisation de cette réalisation.

Je ne vous parlerai pas, ici, des grandes lignes techniques retenues, mais de la faisabilité financière. Il s’agit de demander à l’Etat d’autoriser AREA, société exploitant les autoroutes Rhône-Alpes, de prolonger de 2 ans sa concession sur son réseau, de manière à permettre le financement et l’exploitation de cette structure.

La décision relève du Ministre chargé des Transports, autorité de tutelle. Cette solution, sans doute la seule, permettrait enfin la réalisation de cette infrastructure indispensable pour remédier aux engorgements et à la pollution générée sur la RD1508 (RN508).

Hélas, les élus socialistes du bord du lac, après avoir expliqué que les usagers perdraient dans cette hypothèse le bénéfice d’une diminution du tarif du péage à l’issue de la concession, ce qui est faux, viennent de saisir ledit Ministre chargé des Transports qui se trouve être le Ministre délégué  auprès de la Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, pour dire tout le mal qu’ils pensaient de cette solution au nom de l’environnement !

Il y a des postures idéologiques qui balayent l’intérêt général.