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Hier, lundi 18 juillet à 12 heures, ce n’est pas seulement le Premier Ministre qui a été sifflé pendant la minute de silence, c’est l’ensemble de la classe politique.

Elle le mérite ! En tout les cas, s’agissant de toutes celles et tous ceux qui se sont exprimés pour venir surenchérir sur les carences de sécurité, sur l’absence de l’anticipation, sur la faiblesse des politiques qui nous gouvernent…

Cette démagogie, ce populisme, cette surenchère est indigne dans son expression publique, notamment de la part des membres « éminents » de l’opposition à laquelle pourtant j’appartiens.

Il s’agissait de prévoir l’imprévisible !

Comment combattre ceux qui ont pour finalité de mourir que ce soit au nom d’une idéologie dont le sens nous échappe ou par déséquilibre psychique et désespoir ? Tout le monde a encore en mémoire le crash volontaire de l’A320 de la Germanwings le 24 mars 2015 dans les Alpes provoqué par Andréas Loubitz et dont l’enquête a révélé les graves troubles psychologiques…

Restons prudents sur le mobile réel de la folie meurtrière vécue à Nice.

Après les attentats de janvier 2015 Christian Estrosi ancien Maire de Nice, a indiqué lors d’une allocution au Conseil Municipal : « avec 999 caméras et une caméra pour 343 habitants, alors qu’à Paris il y en a une pour 532, je suis un peu près convaincu que si Paris avait été équipée du même réseau que le nôtre, les frères Kouachi n’auraient pas passé 3 carrefours sans être neutralisés et interpellés » !

Les faits sont cruels.

A tous ceux qui ne savent pas résister à un micro tendu pour y prononcer une déclaration la plus fracassante possible, afin d’être repris, je les prie d’avoir un peu d’humilité, un peu de dignité, un peu d’intelligence…

pour la France et les Français !