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Alors que s’ouvre aujourd’hui l’examen du texte du projet de loi travail à l’Assemblée Nationale avec déjà 5000 amendements (!) il est difficile de savoir dans quel état sortiront les principales dispositions de ce texte si vilipendé.

Je me fiche des postures du Medef, des Syndicats, des Députés socialistes hostiles à ce texte. Quant au Président de la République il hésite entre son souhait de réformer et celui de rassembler le peuple de gauche.

Une des dispositions de ce texte concerne la taxation des CDD. Je comprends et partage le souci de protection des salariés. Mais pense-t-on vraiment que les recrutements d’aujourd’hui en CDD se transformeront demain en CDI ? Quand bien même si le recrutement n’est pas pertinent que ce soit du fait du salarié ou de celui de la conjoncture il y aura rupture du CDI mais avec des conséquences financières à charge pour l’entreprise.

Ces questions ne se poseraient pas si (époque certes lointaine) nous étions en situation de plein emploi. Je ne pense pas que l’on puisse artificiellement sécuriser le marché du travail en durcissant la nature des contrats (fussent-ils à durée déterminée et précaire).

Nous sommes dans une mutation économique qui appelle des réponses à la hauteur des enjeux.

Ces réponses ne peuvent en aucun cas être partisanes.