Le_dernier_des_mohicans

Les centristes identifiés aujourd’hui dans deux partis, l’UDI et le MODEM, sont recensés selon certains prédicateurs UMP entre les bons et les mauvais centristes.

Retour sur l’histoire.

Le 17 novembre 2002 l’UMP naissait de la fusion du rassemblement pour la République de Démocratie Libérale, d’Ecologie Bleue, en un seul parti auxquels se sont associés, le forum des Républicains Sociaux, le Centre National des Indépendants et Paysans et le Parti Radical qui, eux, conservèrent leur autonomie au sein du nouveau mouvement. Les deux tiers des députés membres de l’Union pour la Démocratie Française (UDF) les rejoignirent par la suite.

 L’UMP a donc absorbé déjà les « bons » centristes. Reste les « mauvais ». Ceux, qui par leur posture individuelle ont (dixit) « fait la défaite de Nicolas Sarkozy ».

 C’est bien connu, quand on n’assume pas une défaite, on la reporte sur les autres.

Mais si c’est vrai, cela veut dire que l’influence du Centre dans l’électorat est beaucoup plus importante que ne le traduit ses résultats électoraux.

Est donc ouvert au sein de l’UMP, un débat sur « les bons et les mauvais centristes ».

 Même s’il y en a d’autres, il y a au moins deux leaders UMP qui déclarent vouloir travailler avec les centristes, Michel Barnier et Alain Juppé. Tous deux ont en commun la dimension intellectuelle, sociale, humaine, l’expérience des hautes responsabilités, la dignité dans leurs propos et la modération dans leurs expressions. Ils sont aujourd’hui malmenés, au sein de leur propre famille politique et présumés coupables de haute trahison.

C’est affligeant de bêtise, de manque de vision, de manque de stratégie, de la part de ceux-là même, qui veulent demain, présider aux destinés de notre pays.

Ce repli sur soi est un signe de faiblesse. Il coûtera cher à l’opposition, en écartant « les meilleurs d’entre nous ».

Et les derniers des Mohicans ne dînent plus, ils en ont soupé !!!