8-mars

L’égalité des droits doit bien sûr être le postulat de base. C’est ainsi que notre devise « Liberté, Égalité, Fraternité » doit se lire Égalité en droit. Car les hommes ne naissent pas égaux : milieu social, handicap, intelligence…

La loi sur la parité, d’abord considérée comme une contrainte par les hommes politiques, permet, en ce qui me concerne, de disposer d’élues combatives, quelquefois un peu trop, déterminées à mener l’action qui leur est confiée, certaines insoumises à l’ordre établi, ce qui n’est pas toujours facile à manager… mais courageuses et globalement fidèles.

Elles progressent aussi plus vite que les hommes dans l’apprentissage de la vie politique et de la vie publique ce qui peut être quelquefois désarçonnant.

Ces qualités et ces défauts donnent une tonalité nouvelle à la vie publique de proximité.

Bref, les femmes nous bousculent et je dirai tant mieux !!

J’observe sur le plan national que les combats les plus difficiles sont confiés et portés par des femmes, sans doute par goût du sacrifice. Car elles ont derrière elles des siècles de responsabilités. Cette responsabilité ne s’éteindra jamais puisque c’est l’assurance de la survie de l’humanité qui en dépend.

Égalité en droit, oui c’est un impératif absolu.

Mais peut-on parler du féminisme uniquement en ces termes ?

C’est bien le féminisme qui a permis des avancées significatives en matière de droit pour les femmes. Mais le féminisme doit aussi s’appliquer à l’éducation, éducation qui permettra d’accéder à ces droits.

Lorsque les femmes pourront revendiquer leur droit à la différence sans être suspectées de remettre en cause les droits législatifs, alors notre société aura trouvé son équilibre et il n’y aura que des 8 mars dans l’année.