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Dimanche dernier nous avons, avec les associations patriotiques, le Souvenir Français, les Parlementaires, le représentant de l’Etat et surtout les membres des familles, tenu à raconter l’Histoire qui s’est déroulée aux Puisots, il y a 70 ans jour pour jour.

Ici sont respectés les canons de la tragédie : l’unité de temps, la matinée du 15 juin, l’unité de lieu, les quatre maisons du hameau, l’unité d’action, la mort horrible dans les flammes des bâtisses, de ses quatre habitants présents : Joseph Petit, Fernand Machenaud (de l’AS), Louis Machenaud et son fils.

En ce jour ensoleillé, les fumées des incendies alertent et inquiètent. Mais les allemands veulent masquer le drame, pas de témoins, pas de secours même tardifs, l’emprisonnement des épouses des victimes, l’interdiction d’accès aux familles.

Des circonstances que l’on devine quelques jours plus tard quand on découvre les restes calcinés des suppliciés – ils tiennent dans 4 petites boites -, circonstances qui se précisent dans toute leur horreur lors de leurs aveux de délation par des miliciens avec la Cour Martiale du Grand-Bornand le 24 août, qui se complètent lors du jugement 2 ans plus tard d’un des responsables allemands du détachement.

Ici, aux Puisots, à Annecy, comme en d’autres nombreux endroits, sont morts pour la France quatre héros anonymes. Certes, ils sont moins nombreux qu’à Oradour-sur-Glane, mais ils n’en sont pas moins emblématiques.