La tuerie des enfants de Newtown a relancé la polémique, aux Etats-Unis, sur les armes à feu. Les chiffres sont impressionnants : quelque 31.000 personnes sont tuées chaque année par des armes à feu dans ce pays, plus de 300 millions d’armes à feu y sont en circulation, sans compter que dans certains Etats, comme la Virginie, l’âge légal pour acheter une arme à feu est de 12 ans (sans même avoir besoin de l’autorisation des parents).

Le Président Barack OBAMA a lancé très vite un message clair à destination de ses concitoyens sur les leçons à tirer de ce massacre. Il lui faudra encore plus de courage, de pugnacité, d’opiniâtreté pour obtenir des résultats, certainement en deçà de sa volonté, que ceux déjà déployés pour la mise en place du système de santé américain.

Une partie de l’opinion américaine pourrait suivre son Président mais c’est sans compter avec le poids des « lobbies » des armes, poids culturel et surtout financier.

Ne nous indignons pas, nous Français, car nous avons aussi nos puissants réseaux d’intérêts. Je me souviens il y a quelques année, la difficile mise en place de la panoplie des mesures de sécurité routière : délit de très grande vitesse, permis à points, limitation de la vitesse, taux d’alcoolémie, … Dans un premier temps le Gouvernement de l’époque a du renoncer à ces mesures dont l’objectif était de limiter le nombre de morts sur les routes et d’handicapés à vie. L’industrie pharmaceutique est une illustration terrible du mélange des intérêts financiers et de santé avec les conséquences dramatiques que l’on connait.

Les permis de tuer peuvent prendre des visages différents. Les « lobbies », eux, ont le même visage, la défense à tout prix de leurs intérêts financiers immédiats.

topelement