Vous pensez que je vaisanticipation vous parler du scandale de HSBC ? Même pas…

Je veux vous parler de la fierté de nos grands-parents quand ils arrivaient à s’offrir une voiture. De nos jours, les prêts à la consommation facilitent grandement cette acquisition qui s’est banalisée et donc multipliée.

Aujourd’hui, les politiques publiques encouragent les déplacements à mode doux en raison de l’encombrement généré par les véhicules dans nos rues et de la pollution engendrée. Plusieurs capitales dans le monde ont pris des décisions drastiques pour éviter que les automobilistes ne circulent dans leur centre.

Le Maire de Paris vient de déclarer qu’à horizon proche, les voitures les plus polluantes, c’est-à-dire les plus anciennes, ne pourront plus circuler.

Il aura donc fallu attendre une situation quasi inextricable, aussi bien sur le plan de la qualité de l’air que sur le plan de la circulation, pour que ces décisions soient prises, malgré l’attachement viscéral des conducteurs à leur véhicule, au nom de la liberté de jouir de leur propriété, de la liberté de se déplacer, de leur liberté tout court.

Ce sont des problèmes de riches.

Certes, on pourrait tempérer cette notion de « richesse » mais à l’aune de la situation mondiale, où 2,1 milliards de personnes vivent avec 2 dollars par jour, je considère qu’il s’agit bien de problèmes de riches.

Ils sont d’autant plus difficiles à solutionner que la plupart des occidentaux font preuve d’égoïsme et de manque de vision pour ne pas perdre leurs avantages acquis, avantages somme toute dérisoires, puisqu’il s’agit de biens matériels, qui ne remettent pas en cause la globalité de leur richesse mais leurs habitudes.

Nous sommes à une croisée des chemins où l’état providence n’existe plus, où des pans entiers de politiques ne pourront plus être assumés, avec y compris la dégradation des acquis sociaux.

Les collectivités locales impactées doivent impérativement, aujourd’hui, faire des choix.

Aujourd’hui pour demain. Il est préférable, en effet, d’être en bonne santé générale pour subir une opération plutôt que d’attendre que la situation se dégrade.

Pour rester riche il faut anticiper.

Tiens ! C’est le discours que je devrais tenir à certains de mes collègues élus…