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Démissionner c’est souvent se faire plaisir quelques jours avant le jour de l’annonce, et après… on se rend compte de l’isolement dans lequel on s’est placé en se mettant en dehors des circuits dits officiels et l’on constate, peu à peu, la perte de résonance si ce n’est de crédibilité.

Le système est ainsi : à l’intérieur, il peut donner l’impression d’être muselé, à l’extérieur, il réduit lentement au silence…

Pour sa sortie la veille de la rentrée, il faut reconnaître que le timing médiatique, la maîtrise de la parole politique a été une grande réussite.

Je ne sais si Emmanuel Macron réussira son pari, celui que d’autres avant lui ont perdu : concilier et réconcilier.

L’intelligence, la dynamique et le renouvellement, sont au rendez-vous. Le positionnement politique est plus difficile à cerner, plus difficile à expliciter bien moins lisible.

 Autrement dit, la forme y est, certes, classique. Mais le fond ? Il n’y a pas de véritable projet alternatif fondateur développé dans cette mise en scène bien rodée et spectaculaire.

Tant qu’à la main tendue du centre droit ou centre gauche c’est une « gentille révélation ». Je suis dubitatif…

Emmanuel Macron vient-il enrichir l’offre ou au contraire ajouter un peu plus de trouble dans la classe politique, qu’elle soit de droite ou de gauche ? En tout état de cause, l’affaire est bien ficelée, bien enveloppée et l’on verra dans le temps, si cet emballement médiatique s’inscrit dans la durée, s’inscrit dans une vision réaliste avec l’organisation du système ou si dépassée l’excellente communication, l’effet Macron s’effacera pour ne rester qu’un résiduel dans le paysage politique français.