Le fantasme de vivre deux fois

Ce garçon m’inquiète ! Dans son intervention extrêmement « donneur de leçons » au Conseil Communautaire du jeudi 19 mai, je ne savais plus qui était qui !

« Je vous tends de nouveau la main pour nous réunir autour d’une table, car je continue de croire que le rôle d’un élu est de construire l’avenir avec les habitants et les forces vives de ce territoire sans dogmatisme, mais avec quelques valeurs chevillées au corps. » 

Un peu plus loin, je dois vous avouer que son argumentation m’a fait sourire : « permettez-moi de conclure en ayant une double pensée : d’abord une pensée pour les propriétaires résistants qui ont été à l’avant garde de ceux qui ont refusé ce projet, vous les avez souvent fait passer pour des personnes cupides seulement animées par leur intérêt financier personnel, je sais pour ma part qu’elles ont résisté à des pressions parfois fortes pour défendre un avenir et une vision pour le lac. Sans leur résistance pas de nécessité d’expropriation et sans expropriation nul besoin d’une DUP. Merci à elles du fond du cœur. »

Curieuse interprétation ! N’en déplaise à M. Duperthuy, j’ai aussi des contacts cordiaux avec les propriétaires précités, que je respecte.

Ce côté donneur de leçons perpétuel sur des fondements interprétés, déformés, est une posture à la fois malhonnête et exaspérante.

M. Duperthuy vient de produire un communiqué de presse expliquant : « par cette phase de communication, Messieurs RIGAUT et ACCOYER cherchent à gagner du temps pour affûter leurs arguments. Ils font aussi un coup de communication en faisant croire qu’ils travaillent, qu’ils sont responsables… »

Que n’aurait-il dit, si le lendemain de la publication du contenu de la Commission d’enquête de la DUP, nous avions continué comme si rien ne s’était passé ?

Cette diarrhée verbale et d’écriture, ces postures perverses où toutes les bonnes idées viennent de lui, cette fausse attitude de sage, lui qui n’a jamais exercé la moindre responsabilité de mandat ne m’émeut guère, mais elle en surprend plus d’un, que ce soit dans le paysage politique ou que ce soit chez nos concitoyens.

L’idéal, la vision, les convictions ne sont pas le monopole d’un seul homme et il faut avoir l’humilité, la clairvoyance de reconnaître qu’elles sont partagées par d’autres.