schema-des-principales-voix-2[1]Je suis, comme beaucoup, atterré des résultats des élections européennes de ce dimanche 25 mai, à la fois par le taux d’abstention, mais également par le succès rencontré par les thèses de l’extrême droite, d’un euro-négationniste inquiétant.

Si notre département et notre ville d’Annecy ont pu échapper à cette humiliation, le problème national reste entier et l’image de la France vis-à-vis de nos partenaires européens et du reste du monde, est considérablement atteinte.

L’objet de ce scrutin, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, mal expliqué même par les plus européens d’entre nous à quelques exceptions près, et le mode de ce scrutin doivent cependant relativiser cette expression droitière.

De plus la situation de la vie politique française a pesé très lourdement dans ce résultat.

Le parti socialiste, en raison d’une conduite des dossiers peu convaincante de son gouvernement, de surplus englué dans des affaires éclaboussant ses membres et un Président de la République apparaissant comme dépassé par le poids de la charge, sont les grands perdants de cette élection.

L’UMP, divisée, affaiblie elle aussi par les affaires, a distillé un discours européen ambigu malgré les talents dont elle dispose dans ses rangs.

L’UDI et le MODEM ont tenu vaille que vaille, leur promesse électorale malgré l’absence de leaders l’un pour des raisons de retrait de la vie politique et l’autre pour des raisons de stratégie politique. Il reste aux responsables de l’UDI et du MODEM, de continuer à se parler, à travailler ensemble, à fortifier des relations pourtant naturelles puisque nous sommes issus de la même grande famille centriste mais qui ont été altérées au fil des cheminements individuels.

Après le temps des lamentations, de la dénonciation et du larmoiement, il nous faut vite rebâtir un centre qui doit avoir toute sa place sur la scène politique.

Nous avons le devoir de faire entendre notre voix.