77848562_o[1]

Beaucoup le disent, c’est bien connu à Annecy « y a rien pour les jeunes ! ».

Alors je m’interroge, penaud, déjà responsable et coupable, ai-je failli ?

Les politiques culturelles et sportives, pourtant éprouvées, sont-elles inaccessibles ?

Le Skate-parc est-il interdit au moins de 70 ans ?

Le Brise Glace est-il réservé à une élite ?

Les nombreux évènements organisés tout au long de l’année par la Ville d’Annecy ne remplissent pas leur rôle intergénérationnel ?

Non ! me répondent en chœur ceux qui m’entourent.

 Ce qui manque à Annecy, me susurre-t-on, ce sont des endroits nocturnes où on fait la fête. Quelle fête ? pour quel public ? nous avons sur Annecy 4 établissements de nuit, ce qui place notre ville en tête de peloton du nombre de discothèques par habitant, si j’en crois les conclusions du colloque « pour que vive la nuit » de la Sacem université.

A de rares exceptions près, le fonctionnement de ces établissements de nuit crée des troubles à l’ordre public, des nuisances entraînant l’intervention des forces de l’ordre et des dégâts matériels et de santé des participants.

Ces professionnels de la nuit n’organisent pas des garderies, mais sont là pour faire de l’argent, ce qui en soi n’est pas condamnable puisque autorisés sous certaines conditions.

Il s’agit d’attirer une population au pouvoir d’achat permettant la fréquentation de ces établissements que beaucoup de jeunes Annéciens seuls, sans l’aide de leurs parents, ne peuvent avoir.

La consommation excessive d’alcool, et je ne parle pas d’autres substances, entraîne inévitablement des attitudes désinhibées, des prises de risque physique, des dérapages agressifs, et ce, quel que soit le sexe des personnes mises en cause.

Même si ce n’est pas la situation idyllique pour le Maire, il faut bien me dit-on que « jeunesse se passe ». Mais il n’est pas non plus tolérable que ces débordements soient subis par le voisinage, mobilisent des agents de la force publique, et surtout, surtout mettent en péril l’intégrité physique de tous : participants et intervenants.

Il faut savoir enfin, qu’au-delà des établissements dont je viens de parler, une quinzaine d’établissements supplémentaires (cafetiers-restaurateurs) bénéficient d’une ouverture jusqu’à 3 heures du matin, soit presque une vingtaine d’établissements où l’on peut se réunir entre amis, traîner après un dîner, bref vivre Annecy la nuit.

Une ville que l’on quitte est celle qui n’offre pas à ses jeunes ni accès à la culture, ni accès au sport, ni accès aux loisirs, ni accès à l’emploi.